Trois femmes de la baltique, tome 2, Paula (Ann-Christin Antell, traduit par Sébastien Cagnoli)

« Paula soupira. Si seulement elle pouvait partir d’ici ! Elle avait déjà quelques économies sur son compte d’épargne. Dans quelques années, elle pourrait demander un prêt pour acheter un petit appartement en centre-ville. Elle était en proie à un désir sauvage, propre à la jeunesse, celui de faire des expériences, de plonger à corps perdu dans l’aventure, le rire, la liberté et la danse. Ailleurs, en ce moment même, il existait un monde moderne, nouveau, mais elle n’avait jamais mis les pieds plus loin qu’à Stockholm. Elle vivait captive dans une bouteille en attendant que quelqu’un soulève le bouchon. Un jour, elle verrait la Rome éternelle, les métropoles palpitantes qu’étaient Paris et Londres, peut-être même New York. »

L’impétueuse Paula Barker, la fille de Martta, travaille au poste de chef de réclame de l’usine de coton de son oncle. Lorsque l’avenir de l’entreprise est menacé et que le jeune et arrogant Rikhard Falke, directeur de la draperie de Littoinen, fait une offre de rachat de l’usine Barker, Paula est bien décidée à tout faire pour l’en empêcher. La confrontation de ces deux fortes personnalités se traduit par des étincelles !

Dernier volet de la saga Trois femmes de la Baltique, ce roman rassemble les trois générations de femmes de la famille Barker : Paula, sa mère Martta, et la grand-mère Jenny, dans le difficile contexte social et économique de la Finlande des années 1920, mais aussi dans une décennie traversée par le jazz.

Ce troisième tome des Trois femmes de la baltique se concentre sur Paula, la petite fille de Jenny et fille de Martta. Le récit se déroule dans les années 20, juste avant le grand krach boursier. Paula travaille à l’usine Barker avec son oncle Matti qui en est le directeur. Les affaires ne vont pas très fort pour l’entreprise Barker mais Paula s’acharne à essayer de la sauver, forte d’un caractère bien trempé.
Ce troisième volume nous plonge dans la vie sociale de l’époque en Finlande au travers du regard des trois générations de femmes qui sont réunies dans cette troisième partie.
J’ai beaucoup aimé les descriptions de la nature et j’ai trouvé le récit agréable à lire. Mais je n’y ai pas retrouvé le détail historique que j’avais apprécié dans les deux premiers tomes. Les notes de l’auteur sont très détaillées et la recherche était solide comme pour les deux premiers, mais cela ressort un peu moins du récit.
La conclusion surprenante de ce tome était à la fois positive, mais aussi un peu abrupte pour moi, en contraste avec le reste de l’histoire qui se déroule dans un rythme moins rapide. Les voyages de Paula et Martta à la fin auraient pu être un peu plus développés et illustrer l’univers du voyage à l’époque.
Merci à Netgalley et à La belle étoile – Hachette Fictions de m’avoir fait découvrir ce roman et donné l’occasion de plonger dans un chapitre de l’histoire de la Finlande.

Pour retrouver mon expérience des deux premier tomes, vous pouvez les relire ici : Jenny ; Martta.

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