La présentation de l’éditeur
Hambourg, 1886. Lily Karsten est la fille d’un riche armateur. Distraite et insouciante, elle se rêve écrivaine. Mais l’avenir de Lily est tout tracé : elle épousera l’aristocrate Henry von Cappeln et se consacrera à l’éducation de ses enfants car c’est la seule place qui est réservée aux femmes.
Lily s’est faite à cette idée. Pourtant, sa rencontre avec Jo Bolten lui laisse entrevoir d’autres possibles. Aux côtés du jeune travailleur, elle découvre la dure réalité des quartiers pauvres de Hambourg et prend conscience des inégalités et injustices sociales. Alors qu’elle décide de venir en aide à une jeune veuve et à ses enfants, Lily se rapproche de Jo, qui éveille en elle des sentiments jusque-là inconnus.
Mon expérience de lecture
J’ai vraiment aimé ce roman qui m’a fait découvrir cette auteure allemande.
Ce premier tome plante le décor de cette saga, et n’est pas juste une romance, comme pourrait le laisser penser la présentation de l’éditeur. Nous sommes à Hambourg en 1886. Lily est la fille d’une riche famille d’armateurs. Fiancée à Henry, elle est éduquée comme les filles de bonne famille de l’époque. Son chemin croise celui de Jo, un travailleur des quartiers pauvres de Hambourg. Cette rencontre, au delà des étincelles qu’elle produit entre les deux jeunes gens, ouvre les yeux de Lily sur la société qui l’entoure, qui est bien loin de son environnement familial. La vie de Lily en sera profondément changée.
J’ai trouvé le récit très bien mené et tous les personnages très vivants et intéressants, particulièrement Jo et Lily bien sûr, mais aussi Emma, femme médecin amie de Lily. De nombreux personnages, comme l’armateur Oolkert, font leur entrée dans le récit et j’ai hâte de découvrir leur rôle.
Le contexte historique est bien documenté et intégré dans le roman. On y découvre la situation sociale dans le Hambourg de l’époque où les différences sociales sont considérables et où l’ère industrielle exploite des classes ouvrières qui vivent dans la plus grande pauvreté. On y rencontre aussi des femmes qui remettent en question le rôle des femmes dans la société et militent pour leur donner la possibilité d’accéder à des rôles politiques, des professions traditionnellement destinées aux hommes, et plus généralement voir leur intelligence reconnue et acceptée. Elles s’inspirent des avancées déjà obtenues par les femmes dans d’autres pays d’Europe à l’époque.
Un clin d’œil aussi à la traductrice, Véronique Minder, qui nous permet de profiter de ce roman.
J’attends maintenant le prochain tome avec impatience.

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