N’avoue jamais de Lisa Gardner

Plongée au cœur du doute et de la survie

Lisa Gardner nous entraîne une fois de plus dans une intrigue haletante où la ligne entre victime et coupable devient presque invisible. Dès les premières pages, l’histoire nous happe : une femme retrouvée près du cadavre de son mari, l’arme du crime à la main. Tout l’accuse. Mais est-ce vraiment si simple ?

Ce que j’ai adoré, c’est cette manière qu’a Gardner de jouer avec nos certitudes. L’héroïne, qui semble d’abord froide et calculatrice, se dévoile peu à peu, révélant des blessures profondes et une force insoupçonnée. J’ai ressenti une réelle empathie pour elle, même dans ses moments les plus troubles.

Le rythme est impeccable : chaque chapitre distille une nouvelle révélation, comme une pièce de puzzle qu’on croyait avoir en main mais qui finit par s’emboîter ailleurs. L’alternance entre les points de vue — l’enquête, les souvenirs de la femme accusée, et même ceux de la détective — crée une tension presque physique.

Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la manière dont Gardner explore la notion de vérité. Peut-on réellement connaître quelqu’un ? Peut-on même se connaître soi-même quand on est poussé à l’extrême ? L’autrice tisse une réflexion sur les masques que l’on porte, parfois par nécessité, parfois pour survivre.

En refermant le livre, je suis restée avec ce mélange d’admiration et de malaise : et si j’avais été à la place de cette femme ? Aurais-je agi différemment ?

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